La grotte Chauvet, également appelée grotte Chauvet-Pont-d'Arc ou grotte de la Combe d'Arc, est une grotte ornée avec de nombreuses représentations d'animaux paléolithique située en Ardèche (France).
" Le site comporte de très nombreuses représentations d'animaux (peintures, gravures). De nombreuses datations directes par la méthode du carbone 14 ont donné des résultats cohérents proches de 31 000 ans BP. La communauté scientifique admet quasi unanimement que les œuvres de la grotte Chauvet datent de l'Aurignacien et comptent parmi les plus anciennes au monde. La diversité et la maîtrise des techniques dont elles témoignent ont profondément remis en cause l'idée d'un art préhistorique évoluant très lentement et de manière linéaire..."
Photo d'une peinture rupestre de la grotte Chauvet :
Photo Carla Hufstedler / Wikipédia(cliquer sur la photo pour l'agrandir)
En 2014, le site de restitution de la Grotte Chauvet devrait voir le jour pour un accès aux visiteurs sur une thématique patrimoniale et culturelle, avec une candidature en cours au label du patrimoine mondial de l'UNESCO.
> Plus d'informations sur le projet d'espace de restitution de la grotte Chauvet (Conseil Général de l'Ardèche)
En savoir plus, source : encyclopédie Wikipédia





Quand sera-t-il possible de voir des extraits du film de Werner Herzog merci.
Rédigé par : Guillaume Thirriot | 26/04/2010 à 17:14
D'après le Dauphiné, le film sera visible d'ici la fin de l'année...
Lire l'article
Rédigé par : 7ardeche | 26/04/2010 à 22:01
A Messieurs les élus représentant
le Conseil Général de l’Ardèche et le Conseil Régional Rhône-Alpes
à la soirée du 14 juin 2010 consacrée à la présentation de l’espace de
restitution de l’espace de restitution de la grotte Chauvet (ERGC)
Messieurs,
Je suis profondément choquée et très irritée par le contenu de cette soirée.
Ce patrimoine extraordinaire, qui touche au plus profond de nos origines a été défini, à juste titre, comme « patrimoine culturel et scientifique » à « forte valeur ajoutée ».
Depuis des années, les deniers publics et votre investissement ont permis d’élaborer un projet, qui, au vu des documents présentés par les professionnels, paraît tout à fait pertinent et prometteur dans le domaine culturel et scientifique.
Je ne comprends pas que vous envisagiez que tous ces travaux puissent être « confiés » et que « cette forte valeur ajoutée » soit le centre de vos questionnements, de manière quasi exclusive. Je n’ai entendu aucune remarque concernant des liens éventuels avec le milieu scolaire, avec un tourisme social, qui pourraient rompre l’espace d’un instant avec le tourisme de consommation que ne manqueront pas de mettre en place les futurs gestionnaires.
Les collectivités territoriales, l’Etat, l’Europe, la Communauté internationale, ont conscience de l’importance de ce patrimoine et vont investir nos deniers publics dans la réalisation de cet espace. C’est tout à fait normal, bien plus légitime que leur utilisation pour renflouer les banques ou des établissements privés.
Ce qui est moins normal, c’est que ce BIEN PUBLIC, ce TRESOR PUBLIC que nous ont légué nos lointains ancêtres va être géré par un « investisseur privé » (3 millions d’euros à la charge du privé contre 40 à la charge du public !) Tout le travail en amont est de l’investissement public et le privé n’aura plus qu’à engranger les bénéfices après le versement d’une redevance.
J’ai eu le sentiment désagréable d’être devant un fait quasi accompli. Il ne reste plus qu’à choisir le « partenaire » !!!
Nul doute que la préoccupation de ce gérant sera d’abord la recherche de la rentabilité bien avant celle de la science, de la culture, de notre histoire. Certes, le cahier des charges sera « bétonné » nous a-t-on dit, le contrat pourra être dénoncé… Je ne vous ferai pas l’injure de croire à votre naïveté.
Sans doute, comme cela a été dit à plusieurs reprises, c’est l’espace de restitution qui sera géré par le privé, la grotte restant propriété pleine et entière de l’Etat. Il semblerait que ce soit la moindre des choses. Est-ce si sûr ? N’est-il pas envisagé de vendre Pompéi par les Italiens, certaines îles ou le Parthénon par les Grecs ?
Les démarches pour faire inscrire la grotte Chauvet au patrimoine de l’Unesco, sont tout à fait louables et j’y souscris pleinement. Ce qui m’a profondément choquée ce soir, c’est de constater que la réussite de ces démarches était essentiellement vécue comme l’obtention d’une plus-value touristique. (au même titre que l’acquisition d’une troisième étoile hôtelière.) Un argument entre autres : faire coïncider l’obtention de ce « label » avec la période d’ouverture de l’ERGC. C’est lamentable.
J’ai été également très irritée par la durée de vos interventions, non respectueuses du temps annoncé et privant ainsi la salle d’une grande partie de son temps de parole.
J’ai été consternée d’apprendre le consensus qui avait conduit le Conseil Général, et le Conseil Régional à voter à l’unanimité cette option de Délégation de Mission de Service Public qui n’est en aucun cas le Service Public auquel je suis particulièrement attachée. C’est lui qui conditionne l’égalité des citoyens dans leur accès à la Culture, à l’Education, à la Santé, à l’Energie, au Logement, aux Transports.
L’exemple cité ce soir de Musées privés, gérant aussi bien, voire mieux que le public, n’a suscité aucune réaction à la tribune et c’est très inquiétant.
A l’heure où tous nos services publics sont démantelés les uns après les autres, j’avais la naïveté de croire que des assemblées territoriales se réclamant de la gauche avaient le souci de défendre et promouvoir le Service Public. Il est évident que les décisions envisagées ce soir ne doivent pas contrarier les autres courants politiques.
Cette belle unanimité, cet idyllique arc- en- ciel, pourraient être émouvants dans une belle photographie de famille. Pour ma part, je suis devant les élus, une citoyenne, une électrice qui veut une société plus juste. Ce constat me rend perplexe et amère.
Heureusement, Dominique Baffier, le scénographe, l’architecte et bien sûr leurs équipes ont introduit un moment d’émotion vraie. Une émotion qui n’était pas à vendre, sur laquelle il n’était pas question de plus-value. Je les remercie chaleureusement.
Mireille Ponton
Rédigé par : Mireille Ponton | 16/06/2010 à 10:27